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    10 jours en Polestar 2, le compromis parfait ?

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  • 10 jours en Polestar 2, le compromis parfait ?
  • 27 octobre 2026 par
    Arthur Legrand
    | Aucun commentaire pour l'instant

    Nouvelle semaine, nouveaux déplacements et nouvelle voiture à l'essai. Pour ces 10 jours c'est la très récente Polestar 2 Long Range,un crossover au gabarit contenu et affichant près de 650 kilomètres d’autonomie. Parfait pour un trajet de Paris à Strasbourg en passant par Lohéac.

    Premiers tours de roues, direction l’ouest de la France

    Pour ce premier week-end d’octobre, direction le sud-ouest de la capitale pour récupérer ce qui sera, durant les 10 prochains jours, mon compagnon de route : la toute récente Polestar 2.

    Le temps de faire le tour de la voiture et d’admirer la nouvelle Polestar 5 au passage (peut-être à l'essai dans les prochains mois) et il est temps de rejoindre Benjamin (News d’Anciennes) pour nous diriger vers la Bretagne.

    Pour ce premier trajet, ce sont environ 400 kilomètres qu’il faudra avaler, parfait pour découvrir cette Polestar 2, son confort, ses équipements à bord et ses aides à la conduite.

    Une fois la voiture chargée des différents sacs et du matériel photo et vidéo, les 407 litres du coffre sont bien remplis. Il reste toutefois la seconde partie du coffre, sous le plancher, et un frunk à l’avant, offrant l’espace d’y ranger un sac. Si, à deux, la voiture est parfaite, elle s’avère aussi spacieuse pour partir à trois ou quatre, on le verra par la suite.

    Sur ces premiers kilomètres, rien à redire pour le moment. Une fois engagé sur l’autoroute, le GPS nous conseille une pause de 10 minutes sur le trajet afin de recharger suffisamment et arriver avec un peu plus de 30 % de batterie, de quoi ne pas être à sec une fois sur place. Cela tombe bien, l’arrêt concorde avec la pause du repas et nous ne perdrons ainsi pas de temps.

    Sur autoroute, la consommation n’est pas des plus gourmandes : à 110 km/h, on dépasse à peine les 16 kWh. À 130, on oscille entre 18 et 19 kWh. Bon, c’est encore raisonnable et l'importante batterie offrant plus de 600 kilomètres d'autonomie offre la possibilité de rouler aux limitations. 

    Pour ce qui est de la conduite, le feeling est plutôt agréable sur autoroute : le régulateur adaptatif anticipe bien les camions et autres voitures plus lentes et, au moment de dépasser, se comporte de façon linéaire, évitant tout à-coup trop brusque. L’assistant de trajectoire, quant à lui, est aussi très bien réglé, même s’il demande (trop) souvent de remettre les mains sur le volant alors que l’on les maintient déjà. Hormis cela, pour avaler les kilomètres, la Polestar 2 est pour le moment une bonne alliée.

    Après avoir fait un peu plus de 200 kilomètres, la pause méridienne se profile, de quoi tester la recharge de notre suédoise. Les bornes sont trouvées, vitesse affichée : 350 kW, mais pour nous ce ne sera que du 200 kW. Pourcentage restant avant la charge, environ 30. Le temps de prendre un sandwich, des chips et de planifier le week-end, 25 minutes plus tard, un peu plus de 80 % ont été récupérés, parfait pour arriver à destination sans problèmes.

    Environ deux heures plus tard, nous arrivons au circuit de Lohéac, pour le week-end de l’auto brocante et la présence de Renault. Alors forcément, quand le week-end va être entouré de Clio Williams, R5 Turbo et autres Dauphine, la Polestar détonne un peu.

    Le vendredi après-midi, on profite donc du calme pour tourner plusieurs émissions et reportages, sur la Dauphine notamment, avec un certain François Alain, fin connaisseur de cette auto.

    De mon côté, je profite d’un temps calme pour aller faire quelques plans sur le circuit. Malgré un gabarit entre la berline et le SUV et une garde au sol un peu surélevée, la Polestar 2 offre un châssis intéressant et une direction précise, sans roulis ni sous-virage trop importants. Plutôt étonnant mais on remercie les batteries placées sous le plancher et forçant un centre de gravité plutôt bas.

    De plus, je profite de la ligne droite du circuit pour exploiter les 300 chevaux de façon légale. Avec deux tonnes à la balance et un seul moteur, le 0 à 100 est expédié en un peu plus de 6 secondes, suffisant pour vous coller au fond du siège durant quelques instants ! Et quand le premier virage approche, il n’y a pas à s’inquiéter : le châssis est rassurant et la voiture n’offre pas de surprises, sur le sec tout du moins. Parce que lorsque la pluie vient humidifier la route, l'arrière peut parfois être débordé par le couple et devenir un peu plus joueur en tant que pure propulsion. 

    La suite du week-end passe par des allers-retours entre Lohéac et le logement. La voiture se comporte bien et les sièges chauffants sont appréciables le matin en allant au circuit. Une recharge aura suffi un soir, le temps du dîner, afin de récupérer suffisamment d’autonomie pour rentrer en région parisienne.

    D’ouest en est

    Dimanche, il est temps de quitter Lohéac après un week-end mouvementé en piste et de rentrer en région parisienne avant de rejoindre l’Alsace. À Paris, je prends le temps de faire une recharge complète, permettant ainsi de faire le trajet d’une traite entre la capitale et l’Alsace.









    Une petite heure plus tard, la voiture est passée de 38 à 100 %. En ville, ce qui est bluffant, c’est la façon dont la voiture ne consomme pas d’énergie. La régénération de la batterie est bien développé et la conduite en « One Pedal » se fait très bien. Ceci permet de récupérer une bonne partie d’énergie lors des phases de freinage ou de ralentissement. Ce sont près de 20 à 50 kilomètres qui peuvent-être récupéré en fonction de l'état de la circulation. 

    Le lendemain, c’est un peu plus de 435 kilomètres au programme. Un trajet réalisable d’un seul coup, en arrivant en Alsace avec un peu plus de 100 kilomètres d’autonomie, plutôt pas mal. Après avoir réussi à quitter la région parisienne au bout de (beaucoup trop) de temps perdu, il est temps de se caler sur la N4.

    Régulateur adaptatif, maintien dans la voie : la Polestar 2 avale les kilomètres sans broncher. L’écran central affiche Google Maps afin de pouvoir garder un œil sur l’autonomie qui baisse (doucement), tandis que l'écran derrière le volant affiche Waze, anticipant ainsi les bouchons et autres éventuels radars présents sur le chemin. Un duo qui fonctionne !

    Midi approche, et Saint-Dizier avec. Si le repas est prévu aux alentours de 14 h, un encas ne fera pas de mal : parfait, une borne située sur le parking d’un McDo est proposée. 15 minutes de pause plus tard et plus de 250 kilomètres récupérés, il est temps de terminer les deux dernières heures de route et d’arriver à destination avec plus de 200 kilomètres d’autonomie à la clé.

    Sur place, les bornes de recharge ne courent pas les rues : mon point de chute, Saverne, n’offre qu’un parking de supermarché avec des bornes en 150 kW. Bon, l’endroit n’est pas le plus sexy mais il permet tout du moins de faire ses courses et de croiser d’anciennes connaissances au passage. Le temps de discuter, une heure est passée et la Polestar est maintenant rechargée, pas mal !

    Dans l’est, la voiture va pouvoir démontrer son aptitude à effectuer des trajets quotidiens. En effet, pour quelques jours, fini les longues distances, entre Saverne et Strasbourg, 50 kilomètres maximum. Les trajets vont permettre d'exploiter le freinage régénératif. 

    Entre la ville et les départementales, la Polestar 2 change d’environnement mais s’y adapte très bien. La direction précise et directe renvoie de nombreuses informations et permet de savoir ce que fait la voiture sur des routes parfois étroites. Le gabarit, quant à lui, ne pose pas de problème : en agglomération, il permet de se faufiler afin de trouver une place, et les différentes caméras et radars de stationnement permettent de manœuvrer sans difficulté.

    On notera tout de même des angles morts assez conséquents qui, grâce aux nombreuses aides, ne deviennent plus un problème, à condition de faire confiance à la technologie et de rester vigilant sur ce point.

    Après quelques déplacements dans les alentours et une autonomie n’imposant pas de contrainte de recharge pendant plusieurs jours, il est temps de recharger avant le prochain voyage.

    Pour notre essai, les recharges s’effectuaient sur des bornes publiques, mais pour le propriétaire de la voiture, il suffit de brancher la voiture à la maison le soir, et il ne sera que rarement nécessaire d’utiliser des bornes de recharge même avec une utilisation quotidienne. Un plus pour cette Polestar 2 qui offre une très bonne autonomie pour les trajets du quotidien.

    Ce dernier jour dans l’est se conclut par quelques photos en forêt, de quoi démontrer une nouvelle aptitude de la Polestar 2 et sa très bonne polyvalence. Bon, ça ne reste tout de même pas un 4x4, mais pour aller se promener le dimanche, hors des routes et des villes, la garde au sol est suffisante !

    Retour à Paris

    Ces quelques jours passés en Alsace, il est temps de rentrer à Paris, pour un week-end à la (re)découverte de la capitale, et de rendre la voiture. Avant d’entrer dans la ville, passage par Versailles. Si, au temps du Roi-Soleil, il fallait quatre à cinq jours pour couvrir les un peu plus de 450 kilomètres qui séparent Strasbourg du château, pour nous, 5 h et une pause déjeuner suffiront.

    À nouveau, la Polestar nous offre une autonomie des plus appréciables et la pause repas nous permet de recharger la voiture afin d’arriver à destination et de profiter des quelques jours à Paris sans penser à la recharger.

    Sur les grandes distances, le confort en tant que conducteur est adapté, l’autonomie n’est pas inquiétante et le son Harman Kardon est tout simplement impressionnant. Pour ma passagère, il en est de même : la place aux jambes est plus que suffisante, le CarPlay, bien que filaire, permet d’arriver avec le téléphone chargé et les sièges chauffants sont un plus qui a été bien utilisé en cet automne débutant.

    Dans Paris, les 4,6 mètres de long et 1,8 de large de la Polestar 2 se faufilent sans difficulté. Une soirée dans le Marais ? Pas de problème. Un rendez-vous dans le 16e ? Les créneaux sont étroits, mais grâce aux caméras de recul et 360, se garer ne devient plus un problème. Sans parler des étroits parkings souterrains de la région parisienne, qui sont arpentés sans grande difficulté.

    Bref, en ville, la Polestar 2 est tout aussi polyvalente et offre un gabarit qui sait se faufiler un peu partout, et tout cela sans sacrifier la place à bord. Alors certes, à cinq, le passager qui héritera de la place du milieu ne sera pas à la meilleure place, mais cela reste inhérent à la plupart des voitures.

    Pour conclure

    Le week-end étant passé vite, il fallait bien rendre la voiture, et ce n’est pas dans la joie que je rends les clés de cette Polestar 2. Ce n’est peut-être pas la plus puissante ou la plus technologique de la gamme, mais on s’y attache. Côté design, il faut aimer bien sûr : ce design à mi-chemin entre le SUV et la berline est assez commun aujourd’hui, mais les goûts et les couleurs sont propres à chacun.

    Ce qui, en revanche, surprend, et dans un sens positif, c’est cet intérieur : on est assis étonnamment bas, avec un habitacle qui remonte plutôt haut, permettant d’avoir les commandes à portée de main. Au volant de la Polestar 2, on a l’impression d’être assis dans un cockpit inspirant sécurité et calme, typiquement suédois tout ça.

    Pour ce qui est de l’autonomie, elle n’a jamais posé problème, bien au contraire. Certes, l’architecture de recharge mériterait d’évoluer en proposant une recharge complète plus rapide, réduisant le temps d’arrêt. Mais dans une utilisation quotidienne, brancher la voiture chez soi le temps d’une nuit permet de récupérer toute l’autonomie nécessaire.






    C’est au final cette polyvalence d’utilisation, de gabarit et d’espace à bord qui fait la réussite de cette Polestar 2. Un grand coffre, un frunk spacieux, une puissance correcte, une autonomie de plus de 600 kilomètres et un prix de 51 000 €, la Polestar 2 Long Range ne serait-elle pas le daily idéal ?





    in Essais
    Arthur Legrand 27 octobre 2026
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