Plus de 2 000 kilomètres, trois pays traversés et à la clé un des plus beaux événements automobiles. Ce road trip se fera en voiture électrique. Sacrilège ? Fin de la passion automobile ? Ce n’est pas tout à fait ça. Je vous emmène avec moi dans ce road trip avec la XPeng P7+.
Avant de crier au sacrilège, laissez-moi vous présenter ce road trip. Le but final n’est ni plus ni moins que Goodwood Revival (pas trop mal pour ce qui est de la passion) et pour y aller, je suis accompagné de la très récente XPeng P7+ longue range.

L’idée est simple : nous devons partir avec l’équipe de News d’Anciennes couvrir le mythique événement britannique. Je pars personnellement du Mans, Joris de Lyon, Paul de Lille et Pierre est déjà en Angleterre. Le point de chute pour se rejoindre sera donc Lille, étant donné sa proximité avec les terres anglaises.
Partie 1 : Paris - Saverne
Après avoir contacté XPeng, qui n’a pas hésité une seule seconde à me suivre sur ce road trip, je pars récupérer la voiture le jeudi à Paris, direction Troyes dans un premier temps pour les 48h De Troyes. De Paris à l’est de la France, 150 kilomètres d’autoroute, le temps de se familiariser avec la P7+. Sur ces grands axes, la voiture y est à l’aise, l’assise est confortable et les sièges massants aident à préserver le dos. Le X-Pilot, l’assistant de conduite, est efficace et maintient la voiture dans sa voie.
Arrivé à Troyes, il me reste encore un peu plus de 300 kilomètres d’autonomie, la voiture affichant à Paris 510 kilomètres d’autonomie : l’autonomie est respectée. S’ensuivent trois jours d’aller-retour entre le logement et Troyes, des trajets d’un peu plus de 30 kilomètres que la voiture avale sans problèmes. Les routes ont beau parfois être abîmées et surtout sinueuses, la suspension à double triangulation offre une précision de conduite impressionnante dans les enchaînements de virages.

Samedi soir, il est temps d’effectuer la première recharge alors que la batterie affiche environ 20 % d’autonomie. Une borne de 300 kW fera l’affaire. Sur le papier, XPeng annonce un 10 à 80 % expédié en à peine 12 minutes, avec une puissance de charge maximale atteignant 446 kW.
Le temps de faire les courses, la voiture aura récupéré environ 80 %, me dis-je. Perdu : en seulement 22 minutes, la voiture avait retrouvé 97 % de son autonomie, les courses ont été expéditives. L’application XPeng permet de suivre en temps réel la charge de la voiture et autant vous dire que les chiffres sont montés vite et que la fin des courses s’est faite en vitesse.
Le dimanche, fin des 48h et direction Saverne, un peu plus de 300 kilomètres à couvrir. Si la voiture offrait la capacité de faire le trajet d’une seule traite, je fais une pause peu après Saint-Dizier. L’idée est d’envoyer quelques photos des 48h le temps que celle-ci charge. Bon, manqué aussi : le temps d’allumer l’ordinateur et de sélectionner les photos, la voiture était de nouveau chargée à 100 % et ce en à peine 15 minutes.

Les 200 derniers kilomètres sont avalés d’une traite, le X-Pilot toujours aussi performant de nuit et l’ambiance à bord typée confort offrant un véritable calme, l’insonorisation est plus que correcte.
Partie 2 : On sort des autoroutes, l’Alsace
Avant de partir à Lille, passage quelques jours en Alsace. Au programme, balade, découverte et test de cette berline sur les routes locales.
Il fallait toutefois recharger la voiture, et pour ça aucun problème : une fois la borne trouvée sur l’application, on refait quelques kilomètres. Sur place, pas le temps de faire le tour des magasins : en 25 minutes précisément, la voiture passe de 10 à 100 % et récupère ses 530 kilomètres d’autonomie.

Une fois la recharge faite, on peut profiter de la région dans son intégralité, sans question quant à l’autonomie. Visite de Strasbourg, des villes alentours et escapade en campagne au Haut-Koenigsbourg. Au total, un peu plus de 300 kilomètres, avec des températures approchant les 30 degrés (en septembre en Alsace, oui) et des routes sinueuses de montagne.
Malgré son imposant gabarit, la P7+ se faufile sans difficultés et les 313 chevaux suffisent amplement à gravir les points culminants locaux.

Partie 3 : l’Angleterre et l’automobile, c’est quelque chose
Jeudi, il est temps de se diriger vers Lille, un peu plus de 500 kilomètres et deux pays à traverser. Premier arrêt aux alentours de Metz, le temps de s’arrêter ravitailler le conducteur et la voiture. S’ensuivent environ 4h d’autoroutes luxembourgeoises et belges. Sur la route, toujours rien à redire, les kilomètres sont avalés sans sourciller.
Arrivé à Lille, il reste un peu plus de 20 % de batterie à la voiture. On profitera donc d’une certaine boisson à consommer avec modération le temps que la voiture récupère son autonomie.

La soirée se poursuit avec Paul (@paullanglardphotography) et Joris (jorisclr) qui m’accompagnent à Goodwood. Au programme, tour de Lille et gastronomie locale avant de rentrer se coucher pour un réveil (trop) matinal.
Une courte nuit plus tard, direction Calais pour embarquer dans le ferry. Bien évidemment, si Paul et Joris avaient déjà effectué le voyage auparavant, c’était une première pour moi. Si embarquer et débarquer du bateau était un jeu d’enfant, les routes anglaises, c’est une autre histoire.
Bonus typiquement anglais : la météo fait honneur à la réputation du pays et la sortie du bateau s’effectue sous la pluie. C’est parti pour 200 kilomètres, conduite à gauche sous une pluie battante, quel accueil.
Fort heureusement, la météo change rapidement et quelques minutes plus tard le ciel se teinte de bleu. Le premier arrêt de ce voyage en Angleterre s’effectue à une station-service à quelques kilomètres de Petersfield. On recharge la voiture pour les prochains jours : ce sont 40 kilomètres par jour qui nous attendent entre le logement et le circuit. À peine le temps de manger et de profiter de la Viper venue ravitailler que la voiture est chargée.
Le premier arrêt se fait dans la petite ville anglaise chez Kiklo Spaces : Joris avait reçu une invitation et nous proposait de faire un stop, comment refuser ? Dans cet écrin, GM T.50, BMW M1 Procar, Aston Martin Valkyrie ou encore Porsche TAG et bien d’autres se côtoient. Un rêve éveillé couronné par une authentique McLaren MP4/4. Merci Joris !
En remontant dans la voiture, notre guide lyonnais nous fait remarquer à Paul et moi que Lanzante, le préparateur anglais, se trouve dans la même ville. Ni une ni deux, direction les locaux. Sur place, malheureusement, le showroom est fermé, mais on en profite pour admirer la première Bugatti Bolide « road legal » et une seconde Porsche TAG : l’Angleterre et l’automobile, c’est quelque chose.
Suite à ces visites fort sympathiques, on reprend la route pour Selsey, notre point de chute. La ville se trouve sur la côte, parfait pour aller faire quelques photos de notre XPeng P7+. Au bout de 300 kilomètres en Angleterre, Joris et Paul n’ont rien à redire : la voiture est confortable, les passagers avant et arrière peuvent profiter des sièges massants, ventilés et chauffants, un véritable luxe pour ces distances !

La suspension, quant à elle, est plus qu’efficace, offrant un confort à toute épreuve et ce malgré des routes parfois en état discutable. Le lendemain, Pierre nous rejoint et ne peut que confirmer cela sur la route nous emmenant à Goodwood. Côté conduite, la direction est précise et à toute épreuve, un plus sur ces routes sinueuses de campagne.

À quatre, l’espace à bord est suffisant et nous pouvons ranger notre matériel sans aucun problème dans les grands coffres, un plus ici aussi, chacun ayant son matériel photo. Arrivés à Goodwood, le parking situé dans le champ est un véritable musée à ciel ouvert ! Les utilitaires côtoient les supercars qui elles-mêmes côtoient des voitures de collection, parfois d’avant-guerre ! On est de suite plongé dans l’ambiance vintage et les pilotes s’en donnent à cœur joie en piste !
Partie 4 : Il est temps de rentrer
Après trois jours dans une véritable bulle, retour dans le présent et retour en France. Le dimanche soir, dernière recharge à la borne de recharge, qui est aussi le point de ralliement des amateurs de tuning du coin. Honda Civic Type R et autres Golf GTI se préparent avant un rassemblement ayant lieu dans le coin.

Pour nous, c’est direction le mobile home afin de passer la nuit avant de reprendre le bateau. Le lendemain, le ferry est à nouveau repris, mais en patientant on débrief de Goodwood et de la voiture. Si cette édition était toujours aussi exceptionnelle et la météo de notre côté, pour Joris elle était un peu en deçà des années précédentes. Pour Paul et moi, l’expérience était magique et on ressent que l’événement dans son intégralité est fait par des passionnés, pour des passionnés, ce qui rend l’expérience magique !
Côté voiture, nous sommes tous d’accord : Joris et Paul ont adoré le confort et l’espace à bord et les recharges ne sont clairement pas un problème. Le temps de discuter de son gabarit imposant, qui peut parfois être compliqué en cas de croisement, il est temps d’embarquer la XPeng à bord. En France, Joris et Paul sont déposés à Lille et il me reste les derniers 300 kilomètres à son volant avant de lui dire au revoir !

Conclusion
10 jours et un peu plus de 2 000 kilomètres plus tard, on peut arriver à la conclusion que la voiture électrique pour un road trip, c’est un (très) bon allié. De plus, XPeng frappe très fort avec cette recharge de 10 à 80 % en 12 minutes. On ajoute à cela un confort digne des plus grandes concurrentes européennes et un châssis surprenant, et cette berline P7+ offre une très bonne alternative aux SUV qui aujourd’hui recouvrent une bonne partie du parc automobile.
Alors oui, on peut aimer l’automobile et se déplacer en voiture électrique chinoise, surtout lorsque celles-ci nous offrent la possibilité de traverser une partie de l’Europe pour se rendre à un des plus beaux événements automobiles de l’année, et tout cela dans le plus grand des conforts !