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    Volvo S60 T8 Polestar, la daily de papa pressé ultime ?

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  • Volvo S60 T8 Polestar, la daily de papa pressé ultime ?
  • 23 décembre 2025 par
    Arthur Legrand
    | Aucun commentaire pour l'instant
    Quand on pense voiture du quotidien, avec de la puissance et un design acéré, on imagine de suite une allemande. RS4, M3 Touring ou C63S, ce sont elles qui nous viennent en tête. Pourtant, une certaine marque suédoise a décidé de venir marcher sur les plates-bandes de la concurrence teutonne en survitaminant sa calme berline pour donner naissance à la S60 T8 Polestar.
    Volco


    Je vous arrête de suite : notre Volvo n’a pas pour but de concurrencer les grosses allemandes. En effet, Volvo avec sa S60 Polestar vise plus les finitions sport de ces marques, comme les Audi S4 ou BMW 330 M, et non pas les surpuissantes RS, M ou AMG.

    Même si Volvo n’est pas vraiment gage de sportivité, la marque sait y faire. On se rappellera des terribles 850 R, qui sont allées jusqu’à courir et performer en BTCC, preuve que ces Suédois, en plus de faire des voitures solides et confortables, savent parfois s’amuser.

    Et c’est en 2020 que Volvo décide de renouer avec un peu de sportivité en confiant alors à sa division sportive Polestar une mission : faire de la S60 la berline la plus puissante de la gamme.

    S60
    Forest

    C’est chose faite : avec 405 chevaux et près de 700 Nm de couple transmis aux quatre roues, Polestar fait de la S60 un véritable dragster. Lorsqu’elle est présentée en 2020, c’est l’une des premières hybrides rechargeables, et par le biais de cette technologie, la T8 transmet sa puissance aux quatre roues. Tandis que le bloc thermique envoie 318 chevaux aux roues avant via un 4 cylindres aidé d’un turbo et d’un compresseur, le moteur électrique, lui, transmet 87 chevaux sur l’essieu arrière. Toute cette alliance permet à la Volvo de n’avoir quasi aucune perte de puissance. Pendant que le compresseur gomme les pertes du turbo à bas régime, celui-ci se réveille plus haut dans les tours, tandis que la fée électrique aide, elle, à offrir une poussée permanente lors des accélérations.

    Toute cette théorie est assez impressionnante, mais place à la pratique. On le sait, l’atout majeur de Volvo, c’est le confort, et quoi de mieux que d’essayer cette voiture pour vous en parler.

    Commençons par remettre l’église au milieu du village : si cet essai a pu voir le jour, c’est grâce à son propriétaire, qui est premièrement un de mes professeurs, mais qui a eu la gentillesse et la confiance de me prêter sa voiture le temps d’une après-midi pour vous proposer cet article.

    Ainsi donc, après avoir remarqué durant un an cette discrète mais néanmoins imposante S60 T8 Polestar, je me retrouve à son volant, et pour une fois, il ne pleut pas !

    Le temps est toutefois limité et je n’ai pas envie de prendre de risques avec la voiture. Direction une forêt proche du Mans afin d’exploiter les couleurs d’automne. Après avoir passé cinq bonnes minutes à trouver comment connecter l’Apple CarPlay (je ne sais pas si le problème vient de l’interface ou de moi), l’essai débute. Ce qui marque en premier, c’est ce silence : pas un bruit dans la voiture, une impression de sécurité et d’espace se fait ressentir, et ce n’est pas désagréable.

    La première partie du trajet se fait sur une nationale, de quoi se familiariser avec la voiture, son gabarit et son utilisation. Et il s’avère que cela se fait assez vite : le levier de sélection des modes tombe sous la main, la direction est fluide et légère, seul le feeling du frein est spécial. Très dur, mais ne bloquant pas les freins. Si, en conduite dynamique, ça ne pose pas de problème, en conduite urbaine et extra-urbaine, il faut s’y habituer. Côté assise, je ne suis pas déçu : les larges sièges chauffants et réglables sont de véritables canapés et viennent compenser la suspension plutôt raide. Car oui, sur cette voiture, Polestar a misé sur des combinés filetés Öhlins ; certes, l’amortissement en pâtit, rendant la voiture plus raide, mais cela permet à celle-ci de virer à plat et de ne pas être emportée par un quelconque roulis, et comme dit, les canapés (euh, sièges pardon) compensent amplement.

    Une chose est sûre pour le moment : l’aspect dynamique ne se fait ressentir que dans les franches accélérations que permet la S60, et je n’ai aucune envie de sélectionner le mode “Polestar” mettant à disposition la boîte séquentielle et toute la puissance de la voiture. En plus de cela, la conduite semi-autonome est plutôt bien calibrée : c’est sans problème que l’ordinateur adapte l’allure à la voiture de devant et anticipe les virages. Il faut toutefois l’aider un peu lorsque l’on aborde une longue courbe, la trajectoire risquant sinon de vous faire frôler les voitures arrivant en face.

    Le temps de s’amuser avec toutes ces aides et la forêt approche, de quoi aborder des routes un peu plus sinueuses, avec beaucoup moins (voire pas du tout) de monde, et de voir ce que Polestar a pu faire à cette S60 pour marcher sur les plates-bandes germaniques.

    Une chose est sûre : ce n’est pas au niveau du son. Le 4 cylindres, étouffé notamment par un FAP, ne se décide pas à chanter seul ; un lointain grondement est perceptible.

    Mais si ce ne sont pas mes oreilles qui me font ressentir les sensations de cette voiture, ce sont cependant mes bras qui le font. Parce qu’une fois le mode hybride changé au profit du mode Polestar, les accélérations se font plus franches, la réponse aux freins plus ferme et celle des gaz plus vive, de quoi se téléporter de virage en virage.

    Pour arrêter les près de deux tonnes de la voiture, on peut compter sur des étriers 6 pistons développés entre Polestar Engineered et Brembo, qui, d’après les dires de certains, semblent inépuisables en utilisation routière, même dynamique. On ajoute à cela les suspensions Öhlins qui effacent le roulis de la voiture et on se retrouve avec un sacré missile sol-sol.

    Un point noir subsiste toutefois : la boîte. Si, en mode hybride, elle est tout à fait confortable et discrète, lorsqu’on lui demande un peu de sportivité, elle semble un peu dépassée par ce qu’elle doit faire. Elle manque, en effet, un peu de “vie” en séquentielle. Vous ne ressentirez pas d’à-coups vous rappelant que vous venez de changer de rapport. Et en automatique, elle passera systématiquement le rapport un peu trop tôt.

    Mais il y a de quoi s’amuser avec cette S60. Certes, ce n’est pas avec elle que vous irez arpenter un col de montagne de la meilleure des façons, mais elle saura s’y défendre s’il le faut.

    Après avoir testé ses capacités dynamiques, c’est au tour des manœuvres. Malgré un gabarit imposant — près de 4,76 m de long pour 1,85 m de large — elle se déplace avec aisance, même sur des routes étroites entourées de végétation comme cet après-midi. Et c’est en sortant de la voiture que l’on se rend compte de son look. J’ai beau l’avoir vue tous les jours pendant plus d’un an, c’est au milieu de la forêt que je tombe sous le charme.

    Extérieurement, ce n’est “qu’une” Volvo : sobre, élégante, mais Polestar y ajoute une lame avant ainsi que des jantes en 20”. Certes, on n’est pas sur des ajouts façon Mansory (et dieu merci), mais ces détails restent efficaces. La voiture arbore une peinture noire brillante, et pour le coup, j’adore. Elle colle parfaitement à l’esprit de la voiture : un sleeper confortable. Ce n’est pas celle que l’on remarque en premier, mais c’est celle qui attire les regards et qui surprend à la sortie du péage. De plus, seuls deux badges sur la calandre et la malle arrière vous rappellent que vous n’êtes pas dans une simple Volvo, mais dans une tueuse d’allemandes.

    Je terminerai en disant qu’elle incarne parfaitement le concept du papa pressé : emmener les enfants à l’école le matin, puis, une fois ceux-ci déposés, se livrer à une bourre avec les autres papas pour arriver le premier au bureau.

    Blague à part, malgré quelques défauts, cette S60 Polestar est foncièrement une bonne voiture. Côté sensations et moteur, c’est sûr que ce n’est pas là où elle se démarque le plus, mais par son confort et surtout son esthétique, un nouveau choix s’ouvre. Un choix polyvalent alliant confort, sécurité, et avec la possibilité d’accrocher quelques sportives dès que l’on sort des autoroutes et nationales.

    Alors, vous choisirez plutôt les brutales S4, M330 et autres C63, ou vous démarquerez-vous discrètement en optant pour celle que l’on ne voit pas venir : la Volvo S60 T8 Polestar ?

    Un grand remerciement à Alexandre, qui m’a accordé sa confiance en me laissant sa voiture et en me permettant d’essayer cette Polestar qui fait se retourner pas mal de têtes à l’école !cez à écrire ici ...

    in Essais
    Arthur Legrand 23 décembre 2025
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