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    Kévin Estre, Porsche à tout prix

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  • 2 janvier 2026 par
    Arthur Legrand
    | Aucun commentaire pour l'instant

    Plus besoin de le présenter, pour les passionnés d’endurance, le nom Estre résonne désormais comme une évidence lorsque l’on évoque une certaine marque allemande et le sport automobile. Vainqueur des plus grandes courses d'endurance et pilote d’usine pour la firme de Zuffenhausen, tout semble réussir au pilote français désormais au volant de la dernière hypercar de chez Porsche.


    C’est le 31 mars dernier, à l’occasion des coupes de Pâques sur le circuit de Nogaro que nous partons à la rencontre du pilote Lyonnais. Présent cette fois-ci non pas en pilote mais en tant que coach pour assister à la première course de F4 de son frère, il nous accorde quelques minutes pour une interview.


    Bonjour Kévin, tout d’abord pouvez vous vous présenter ? 

    “Je m’appelle Kevin Estre, j’ai 35 ans et je suis pilote pour Porsche Penske Motorsport en championnat du monde d’endurance (WEC) sur la Porsche 963 numéro 6 en catégorie Hypercar. Je pilote également en GT sur les grosses courses d’endurance comme les 24h du Nürburgring qui ont lieu deux semaines avant les 24H du Mans cette année.” 


    Vous allez cette année prendre part à ces deux courses en plus du reste de la saison, c’est un programme chargé qui vous attend pour le mois de juin !

    “C'est ça, nous avons les 24H du Nürburgring, puis une semaine de pause, Le Mans le 15 et 16 juin et peut être après cela les 24h de Spa en GT, deux semaines après Le Mans. Ça va être un programme chargé de fin mai à fin juin avec ces 3 courses toutes aussi différentes les unes que les autres”. 


    En effet, les trois courses sont bien différentes, pour les moins avisés aucune ne se ressemble. 

    Les 24H du Nurburgring elles sont composées de plusieurs catégories allant de la Dacia préparée, à l’Opel Manta, en passant par le Cayman GT4 RS pour finir par les GT3 comprenant les 911 GT3R, tout cela avec 170 voitures et les 20km “d’enfert vert”.  

    Les 24H du Mans quant à elles sont composées de trois classes, Hypercar, LMP2 et GT 3, et enfin les 24H de Spa ne sont composées que de GT avec plusieurs niveaux. 


    Et concernant votre parcours, pouvez-vous nous en dire plus, vous avez débuté par la Formule 4 comme votre petit frère actuellement c’est cela ?

    “Exactement, j’ai commencé par la Formule 4. Championnat que je remporte en 2006, à la suite de quoi je fais une année de Formule Renault, qui se passe moins bien car je termine P7 du championnat. Mon rêve était la monoplace mais je me suis retrouvé bloqué par manque de sponsors et de bourses. J’ai par la suite eu une opportunité en Carrera Cup France que je remporte en 2011 puis s’enchaine la Carrera Cup Allemagne que je remporte en 2013”.


    Et une fois ce passage fait en Carrera Cup, ce rêve de monoplace était il encore présent ?

    “Forcément il l’était, mais j’ai su assez tôt au moment du passage en berline que ça allait devenir compliqué, car lorsque l’on quitte la monoplace il est compliqué de revenir dans ce milieu. Parfois via le DTM c’est possible mais c’est rare.”


    Quel a été le but alors ?

    “Sachant que la monoplace allait devenir compliquée je me suis concentré au début sur les courses de sprint avec l’objectif de passer pilote officiel Porsche et courir en endurance pour un jour remporter les 24H du Mans !”


    Nous allons justement y venir, puisque vous remportez en 2018 en catégorie GTE pro les 24H du Mans au volant d’une 911 RSR à la livrée un peu spéciale !

    “En effet en 2018 avec Porsche motorsport nous remportons les 24h du Mans au volant de la 911 RSR n°92 à la livrée Pink Pig”.



    Ce n’était pas votre livrée favorite n’est ce pas ? 

    *rires* “C’est vrai que lorsqu’à l’usine on nous a présenté les voitures, je trouvais la Rothmans plus belle mais c’est sûr la Pink Pig est plus iconique. Mais mes coéquipiers Laurens Vanthoor et Michael Christensen se sont de suite dirigés vers la 92 je leur ai demandé s’ils étaient sûrs, ce à quoi ils m’ont répondu que “oui” et bon ba banco sur la Pink Pig. Puis au final elle a tenu jusqu'au bout en étant rapide et est devenue encore plus iconique.”.


    A la suite de cette victoire qui est l’aboutissement d’un rêve, vous remportez 3 ans plus tard les 24H du Nürburgring, une course qui vous tient également à cœur ! 

    “C’est une course, elle aussi mythique, en effet en 2021 nous remportons enfin la course après une édition plutôt spéciale avec énormément de brouillard et de conditions très difficiles. Cette victoire est très belle également, car le circuit me plaît énormément et en 2018, 2019 et 2020 nous avions les performances pour chercher la victoire qui nous a, à chaque fois, échappée de peu.”.



    Malgré la victoire qui échappe au pilote Lyonnais, il a laissé de nombreuses marques sur ces trois années, allant du fameux “pass on the grass” à une somptueuse remontée de la P11 à la tête de la course en un seul tour lors de l’édition 2021 qu’il remportera avec la fameuse 911 “Grello” du team Manthey Racing. 


    Pour revenir à l’actualité, actuellement vous êtes pilote en Hypercar sur la Porsche 963 numéro 6, il y a quelques semaines de cela vous remportez avec votre équipe la première course du WEC offrant à Porsche sa première victoire dans ce championnat dans la catégorie reine, comment s’est passée cette course ?

    “La course s’est bien passée, dès le début aux essais on était dans le match, en qualif aussi, il faut toujours prendre cela avec des pincettes car l’important en endurance c’est la gestion des pneus et la stratégie, la course étant longue. On savait qu’on était rapide sur un tour mais la course c’est une autre chose, on l’a vu avec la Peugeot. De plus le circuit nous allait bien, et on a bien travaillé, ce qui nous permet de jouer la gagne. Bien sûr ça aurait pu être paisible mais à 2h30 de la fin j'ai eu un contact avec une Lexus qui arrache tout le ponton gauche et une partie du fond plat ce qui a rendu la voiture difficile à piloter. En plus de cela on est obligé de s’arrêter pour remettre le numéro qui s’est arraché mais on avait assez d’avance, ce qui nous permet de remporter la manche de Losail”.


    En effet c’était une course avec de nombreux rebondissements, la prochaine manche se déroule à Imola, un circuit bien différent de Losail, comment abordez-vous cela ? avec la BOP (balance of performances) qui parfois peut rapidement jouer en votre défaveur ? 

    “La BOP entre en jeu c’est sûr mais au Qatar par exemple la difficulté résidait dans le fait de bien faire fonctionner les pneus et régler la voiture du mieux que l’on pouvait, car c’est un circuit particulier (plus lisse) très différent de nos circuits européens et américains plus classiques (avec un revêtement difficile et plus de bosses). Là on a réussi et on a gagné car on avait bien compris la voiture et ses réglages ce qui nous a permis d’être rapide tout en gardant un maximum de fiabilité pour tenir toute la course. Imola quant à lui sera plus complexe car plus old school, normal, proche de ce qui se fait au championnat le reste de l’année et là nous n’avons pas de nouvelles pièces sur la voiture donc on sera mieux que l’année passée car on connaît la voiture. Mais la victoire cette fois sera plus difficile avec un circuit bien plus bosselé qu’au Qatar qui convient un peu moins à la voiture même si on a bien progressé là dessus. On verra où on en est par rapport aux autres avec en plus la BOP qui va venir redistribuer les cartes”


    Pour la suite, que peut-on vous souhaiter ?

    “Il me manque encore quelques victoires et bien entendu la victoire en WEC en Hypercar serait génial”.


    Le Français semble donc tout réussir, lui qui rêvait à ses débuts de devenir pilote d’usine pour Porsche et remporter les 24H du Mans, se retrouve à réaliser ses rêves en étant aujourd’hui au sein d’un des top teams de l’endurance et en venant remporter non-seulement son épreuve de rêve mais également d’autres manches de renom comme les 24H du Nürburgring ou encore les 24H de Spa.

    Nous ne pouvons que lui souhaiter bonne chance pour l’avenir en WEC avec Porsche et rendez-vous en juin dans la Sarthe pour peut-être voir le Lyonnais remporter cette fois-ci au général les 24H du Mans !


    Nous souhaitons également une bonne saison à son frère Dylan Estre, qui, pour sa première course en F4, partant 17ème, décroche une superbe quatrième position sur le tracé de Nogaro. 


    in Interviews
    Arthur Legrand 2 janvier 2026
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